conseil de Dominique
Ingrid la pose...rose
Le temps d’une série de poses, les artistes fontenaisiens dessinent ou peignent le modèle, et pendant une pose discutent avec Ingrid le modèle
19h40, Ingrid le modèle vivant va entrer en salle. Tout est pour le recevoir : salle chauffée, fontenaisiennes à l’aise devant leurs chevalets ou pupitres – instruments et supports prêts.
A 19h47 environ, la porte de l’atelier est fermée ; il n’y a évidemment rien de plus irrespectueux pour le modèle qu’un quidam qui arrive en retard et gêne d’autant le début du cours, notamment lorsqu’il commence par taxer ses amis parce qu’il a, en plus et généralement, oublié son matériel ou ses gateaux! nous attendrons France
Conseil
Un chevalet d’atelier est fait pour travailler debout, car cette position vous permet de prendre rapidement du recul et d’embrasser du regard l’ensemble de votre feuille, sans pour autant modifier votre hauteur d’œil – et donc sans modifier l’espace perspectif ! mais chez nous on est assis.
Les première pose se font à la lumière du jour... bien que la nuit tombe rapidement.
21h, le professeur allume les lumières, rappelle ses consignes, répond aux questions et lance la première série de poses, en adéquation avec la demande de certains dessinateurs, qui incluront leurs croquis dans la démarche de leurs projets personnels.
21h30 pose:
Discussions avec le modèle : « tu peux accentuer tel geste, le faire suivre par tel autre ? Tu peux décomposer tel ou tel mouvement, vois Evelyne pour la recette du gâteau aux carottes … »
- Prendre les mesures :
Le modèle prend la pose, définit dans un lapse de temps donné, disons 5 minutes. Tout dessinateur doit – pour réussir à maîtriser cette discipline - être capable de croquer puis dessiner des poses allant de quelques secondes à plusieurs heures, sans faiblir dans la qualité plastique de rendu.
L’étudiant fontenaysien débute l’observation du modèle, bras tendu, usant d’un outil de mesure à sa convenance (crayon, manche rigide, grille mobile…). Cet instrument, à sa discrétion je le répète, lui sert à positionner sa ligne de vision, l’axe du corps mais aussi et surtout les directions prises par les diverses parties du corps et leurs juxtapositions. Rappelons au passage que cette méthode forme l’œil et devient moins essentielle au fur et à mesure de l’entraînement – d’autant si elle est régulièrement appuyée par d’autres exercices d’observation, de croquis hors de l’atelier comme dans le métro, la rue ou autres lieux dans lesquels le quidam n’attendra pas que vous preniez vos aises pour le dessiner !
au sol une série de croquis fait à la peinture par Olivier
le modèle et sa représentation.
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